Le jardin a des vertus thérapeutiques c’est sur, et si jardiner pouvait réellement nous soigner. Les soins sont envisagés en occident comme une action post-maladie, mais pourrions nous élargir aussi le soin à la prévention ? En quoi jardiner peut prévenir, améliorer voir modifier notre santé ?

 

Tout d’abord il faut jardiner bio !

Si jardiner vous fait le plus grand bien en vous déstressant, mais que vous vous empoisonnez en manipulant des produits à base de glyphosate ou autre, autant rester couché ! Il est impératif de jardiner bio. C’est simple, ça coûte moins cher et votre rendement sera ce qu’il est, mais au moins vos légumes ne contribueront pas à empoisonner votre entourage.

 

Première raison de jardiner, obtenir des fruits et des légumes les plus bio possible, qui représentent une première source d’alimentation saine et certifiée par vous ! Nous sommes donc dans la prévention, pas dans le curatif. Il en va de même pour la pratique douce du jardinage. Passage de la grelinette, voir de la triandine, pour ne pas vous casser le dos avec un motoculteur lourd et difficile à manipuler. Utilisation d’outils solides avec des manches adaptés à votre taille et force. Beaucoup de gens utilisent mal le râteau et la pelle, sous prétexte que c’est évident. Détrompez-vous, une pelle par exemple s’utilise en connaissance des forces et bascules pour ne pas se faire mal.

 

Santé c’est jardiner

L’activité même de jardiner permet de s’activer à son rythme, dehors, pas seulement en été mais tout au long de l’année. Le jardinier réfléchit sans sur-stimulation et laisse libre cours à son imagination, il est créatif. Celui qui jardine est contraint par le rythme et les tâches des saisons, cela créé une obligation à la fois contraignante avec une certaine souplesse.

Le fait de jardiner impose une pratique physique assez régulière qui comme de nombreuses études l’ont prouvé, diminue nombre de maladies cardio-vasculaires. C’est également une sorte de méditation active qui repose l’esprit, c’est une communion avec la nature.

Pour les personnes n’ayant pas ou plus de projets professionnels (retraités, malades, chômeurs…) le jardin devient un but, un projet à moyen terme qui permet de se mobiliser sur une action aux effets visibles et concrets. Pour les personnes ayant un très faible revenu, un jardin sera un vrai complément de ressource et une occupation positive. Si le jardin est partagé, cela devient un lieu de sociabilisation, un lieu solidaire, une communauté, un groupe, un moyen de rompre l’isolement. Les grandes métropoles depuis 10 ans, sont très sollicitées par des collectifs pour laisser des espaces en friche et inoccupés être transformés en jardin communautaire. Des voisins, des amis, des inconnus se retrouvent pour partager, apprendre, entretenir, échanger avec tous comme vecteur commun le jardin.

 

Jardin pour les soins

Plusieurs établissements de santé l’ont d’ailleurs intégrés dans leur parcours de soin.

Des jardins thérapeutiques dans lesquels le patient peut soit se promener soit interagir. La réappropriation de l’espace, de l’activité, le contact avec la terre peuvent être essentiels dans certaines pathologies.

 

Alors soignez vous tranquillement!

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