Cultiver en permaculture

Association légumes/fleurs au jardin

Qui dit lieu vivrier ne dit pas absence de fleurs. Bien au contraire. L’association fleurs/légumes/plantes aromatiques est nécessaire lorsque l’on jardine bio. Cela permet de lutter efficacement contre les maladies et parasites (acariens, aleurodes, altises, araignées rouges, doryphores, limaces, mildiou, mouches – asperge, carotte, haricot, navet, oignon -, nématodes, oïdium, piéride, pucerons, rouille du céleri…) mais aussi de stimuler la croissance et la production de fruits.


 

Parmi les meilleures associations :

asperge avec tomates et sauge,

betterave avec capucines naines et laitues,

carottes avec ail, ciboulette, échalotte, oignons, poireaux…

choux avec plantes aromatiques,

courgettes avec basilic, capucine, oeillets d’inde, soucis, tabac d’ornement, thym…

épinards avec oeillets, soucis et thym,

haricots verts avec capucines et aromatiques,

poivrons avec bourrache, oeillets, soucis, persil, radis…

poireaux et carottes,

pommes de terre avec ail, aubergine, haricots, pois…

salades avec capucines, soucis et aromatiques,

tomates avec basilic, capucines, oeillets, tabac d’ornement, persil…
 

/ Culture sur buttes autofertiles permanentes

Selon les principes de la permaculture, un sol fertile est un sol vivant. L’objectif des buttes-lasagnes est de reproduire sur des petites surfaces ce qui se passe dans la nature. La terre n’est jamais retournée, juste enrichie année après années des plantations qui la composent. L’hiver, la butte est paillée. Quand il fait trop chaud également. Les arrosages sont ainsi limités.

La première année, la butte est réalisée en creusant la terre des allées, en rajoutant des déchets verts azotés (tontes de gazon, feuillages, restes de cuisine…) et carbonés (paille, branchage, feuilles mortes…), du fumier, du compost, etc. Bref tout ce que vous pouvez trouver dans le jardin et qui enrichira votre terre.
 
Réalisation : si la longueur des buttes n’a pas d’importance, leur largeur ne doit pas être supérieure à 1m20, cela afin de désherber facilement sans marcher sur la terre (riche en vies) ; le plus simple, c’est de faire des rangées de buttes avec des allées au milieu suffisamment larges (entre 30 et 50 cm) pour le passage et paillées pour éviter la pousse de mauvaises herbes et maintenir l’humidité.
 

/ Autres principes de base de la permaculture

Associer les cultures et planter serré, en étages. Couvrir le sol l’hiver avec de la paille ou autres déchets. La terre n’est pas retournée. Les mauvaises herbes sont simplement coupées et laissées sur place à composter comme les légumes qui ont fini de produire. Aucun apport d’engrais acheté. Principe de fonctionnement en circuit fermé. Récupération de l’eau de pluie. Favoriser la présence d’insectes auxiliaires et de petits mammifères qui maintiennent l’équilibre de l’écosystème (abeilles, chauve-souris, coccinelles, coléoptères, fourmis, grenouilles, guêpes, hérissons, lézards, papillons…), etc.
 

congelation

congélation légumes


 

Conservation des aliments

Si le jardin donne en abondance de juin à octobre, le reste de l’année sans serre, vous n’aurez pas beaucoup de légumes disponibles. Lorsque l’on souhaite vivre en autonomie, la conservation de sa production et des cueillettes saisonnières locales (champignons, prunes, mûres, châtaignes, herbes sauvages…) est une nécessité. Passons-les rapidement en revue :
 
la congélation : si cette méthode, rapide et sûre, permet de conserver pendant plusieurs mois les aliments, elle est très énergivore ; autre inconvénient : ne pas s’absenter car les pannes sont toujours possibles…
 
la stérilisation : la conservation en bocaux de confitures, compotes, sauces tomates et ratatouilles maison est simple… Pour les légumes autres que la tomate, cette méthode peut être risquée. Mal réalisée, des bactéries peuvent se développer et causer une maladie très grave, le botulisme. Pas de risque avec les fruits, trop acides pour le clostridium botulinum.
 
la lacto-fermentation (principe de la choucroute à partir de chou blanc) : cette méthode ancestrale, très simple à réaliser à la maison, est parfaite pour conserver le trop-plein de légumes de saison, si on aime le goût légèrement acide et piquant. Le principe : ébouillanter des bocaux (comme pour les confitures) ; les remplir de légumes coupés en morceaux (carottes râpées, betteraves, chou, courgettes…) en tassant bien ; recouvrir les légumes d’eau refroidie préalablement bouillie avec du gros sel (1 litre d’eau pour 30 g environ de sel) ; fermer les bocaux et attendre environ 1 semaine que le processus opère : les ferments lactiques des légumes vont acidifier le milieu et prévenir le développement d’autres germes ; placer les bocaux dans un endroit frais et consommez-les dans l’année ; atout : le coût énergétique très faible et la grande qualité des aliments lacto-fermentés (vitamines, probiotiques…).
 
conservation au vinaigre : idéale pour les mini-légumes du jardin, les cornichons, les œufs durs… cette méthode avec du vinaigre de cidre (ou du vin) permet de conserver les aliments jusqu’à 6 mois ; pour plus de précaution, vous pouvez stériliser aussi les bocaux et les entreposer au frais ; un principe très simple : recouvrir les aliments de vinaigre, fermer et attendre quelques jours. Quels légumes : ail, carottes, chou-fleur, cornichons, courgettes, échalotes, haricots verts, oignons, piments, pointes d’asperges, poivrons, tomates cocktail, mélanges de légumes façon pickles…

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